Countries: Venezuela (Bolivarian Republic of), Brazil, Chile, Colombia, Ecuador, Guatemala, Peru Source: UN High Commissioner for Refugees GENÈVE – Une minorité non négligeable de Vénézuéliens vivant hors de leur pays en Amérique latine envisagerait de rentrer chez eux si les conditions socio-économiques s’amélioraient, selon une enquête du HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés. L’enquête révèle que les Vénézuéliens de la région commencent à se poser la question du retour, mais elle met également en évidence les facteurs complexes qui influencent leurs intentions de retour dans un contexte de persistance des défis liés aux déplacements de population dans la région. Un peu plus d’un tiers des personnes interrogées indiquent une intention éventuelle de rentrer chez elles, 9 % envisageant de le faire dans un délai d’un an. Le regroupement familial est la principale motivation citée. Pourtant, près des deux tiers n’ont actuellement pas l’intention de rentrer. Le désir de renouer avec des proches au Venezuela est contrarié par des facteurs socio-économiques et politiques, notamment la reprise du marché du travail, la sécurité et la disponibilité de services fiables. Des millions de Vénézuéliens se reconstruisent une vie et apportent leur contribution aux communautés d’accueil. Certains des personnes interrogées ont fait état d’une amélioration de la sécurité, de l’emploi et des services essentiels dans leur pays d’accueil, ce qui influence leurs décisions au sujet du retour. Cependant, les services publics de ces pays restent sous pression, et certains ont évoqué les difficultés socio-économiques persistantes dans les pays d’accueil comme raisons d’envisager un retour. Près de 60 % des personnes interrogées ont identifié le manque d’informations fiables sur ce à quoi s’attendre à leur retour comme un obstacle, ainsi que l’incertitude quant à l’impact que ce retour pourrait avoir sur leur statut juridique dans les pays d’accueil. Le HCR souligne que le retour doit toujours être volontaire, sûr et digne, et s’accompagner d’autant d’informations que possible sur les implications de tout retour. Nous nous engageons à poursuivre notre soutien à l’inclusion socio-économique dans les pays d’accueil, ainsi qu’aux retours volontaires au Venezuela, dans la mesure où les fonds le permettent. En novembre 2025, 6,9 millions de réfugiés et de migrants vénézuéliens étaient accueillis en Amérique latine et dans les Caraïbes, dont 4 millions avaient besoin d’aide. Pour 2026, le HCR a besoin d’un financement total de 328,2 millions de dollars afin de continuer à répondre aux besoins des Vénézuéliens dans la région et au Venezuela. À la fin du mois de mars, ce montant n’était financé qu’à hauteur de 12 %. Entre janvier et mars 2026, le HCR a mené des entretiens auprès de 1 288 Vénézuéliens en Équateur, au Pérou, en Colombie, au Brésil, au Chili et au Guatemala afin de recueillir leur avis sur leur intention de retourner dans leur pays d’origine au cours des 12 prochains mois et des cinq prochaines années. Le suivi de la protection mené par le HCR avait déjà mis en évidence une augmentation des intentions de retour avant 2026, le suivi mené à l’intérieur du Venezuela montrant que la majorité (80 %) des personnes qui étaient rentrées prévoyaient de rester. Dans ce contexte, cette enquête est essentielle pour mieux cerner l’évolution des intentions et orienter l’action du HCR auprès de ses partenaires et des gouvernements. En fonction des ressources disponibles, le HCR prévoit de continuer à suivre régulièrement les intentions de retour des Vénézuéliens afin d’anticiper les nouvelles tendances et d’orienter son action en conséquence.

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