| Countries: World, Australia, Bangladesh, Japan, Kiribati, New Caledonia (France), New Zealand, Singapore Source: Pacific Community Please refer to the attached Map. Éléments nouveaux/faits marquants intervenus depuis la diffusion de la carte précédente sur PacNet, le 7 avril 2026 : Dengue Îles Cook : Au 6 avril 2026, l’épidémie de dengue poursuit sa décrue. En effet, aucun nouveau cas n’a été signalé entre le 2 et le 6 avril, et il ne reste que cinq cas actifs à Rarotonga. Aucun nouveau cas n’a été notifié dans les îles périphériques (Pa Enua), signe que la maladie a cessé de circuler en dehors de Rarotonga. Les activités de lutte contre l’épidémie menées dans le cadre de l’opération « Namu26 » se poursuivent. Les initiatives communautaires de prévention sont renforcées par le programme de Tutaka qui se déroulera entre le 13 et le 24 avril partout dans le pays. L’alerte bleue pour les sérotypes DENV‑1 et DENV‑2 est maintenue. – Source : Operation Namu26 Weekly Update 9 - Te Marae Ora Cook Islands Ministry of Health, page consultée le 14 avril 2026. Kiribati : La dengue continue de circuler dans le pays, où l’épidémie a débuté en avril 2025. Au 13 avril 2026, 514 cas confirmés biologiquement et 1 564 cas suspects avaient été recensés au niveau national. Au cours de la dernière période considérée, deux nouveaux cas confirmés et 27 nouveaux cas suspects ont été recensés. La transmission reste concentrée à Tarawa-Sud, où sont signalés la majorité des cas. Les sérotypes DENV‑1 et DENV‑2 continuent de circuler. Les cas sont pour la plupart modérés, même si un décès et 68 hospitalisations ont été dénombrés à ce jour. L’alerte bleue pour les sérotypes DENV‑1 et DENV‑2 est maintenue. – Source : Rapport de situation sur l’épidémie de dengue no 32, communiqué au point de contact du Groupe de coordination du ROSSP le 10 avril 2026. Nouvelle-Calédonie : La dengue continue de circuler, 672 cas ayant été signalés entre le 1er janvier et le 9 avril 2026. Il s’agit de 609 cas autochtones confirmés, 59 cas autochtones probables, trois cas importés confirmés et un cas diagnostiqué cliniquement, ce qui correspond à un taux d’incidence global de 248 cas pour 100 000 habitants. Dans la mesure où le nombre de cas signalés chaque semaine augmente progressivement depuis février, une phase épidémique a été déclarée. La transmission est hétérogène : elle reste comparativement faible dans le Grand Nouméa (Nouméa, Dumbéa, Mont‑Dore et Païta), ce qui est cohérent avec l’effet protecteur des moustiques porteurs de Wolbachia lâchés dans le cadre du World Mosquito Program, alors qu’elle s’intensifie sur le reste du territoire, de plus en plus de communes étant touchées. Le sérotype DENV‑1 reste prédominant. À ce jour, 21 personnes ont été hospitalisées. Aucun cas grave ni admission en soins intensifs n’a été recensé. L’âge médian des malades est de 29 ans. L’alerte rouge pour le sérotype DENV‑1 est maintenue. – Source : Alerte DASS Dengue (09/04/2026) communiquée au point de contact du Groupe de coordination du ROSSP le 13 avril 2026 et La dengue | Direction des Affaires Sanitaires et Sociales de Nouvelle-Calédonie, page consultée le 14 avril 2026. Rougeole Australie : La rougeole continue de circuler, essentiellement en raison de cas importés et d’une transmission secondaire liée à ces cas importés. Au cours de la dernière période considérée, 19 cas ont été signalés dans le Victoria, en Nouvelle-Galles du Sud, dans le Queensland, dans le Territoire de la Capitale australienne et en Australie-Occidentale, ce qui porte à plus de 80 le nombre de cas recensés au 14 avril 2026, selon le National Communicable Disease Surveillance Dashboard. La plupart des cas concernent des personnes sous-vaccinées ou dont le statut vaccinal est inconnu ; ils sont souvent liés à des voyages récents à l’étranger ou à des contacts au sein du foyer ou de la communauté. Dans le Victoria et en Nouvelle-Galles du Sud, les autorités sanitaires ont publié de nombreuses alertes relatives aux lieux d’exposition (des établissements de soins et des lieux publics en font partie). Les pouvoirs publics continuent de mettre l’accent sur la détection précoce des cas, la recherche des contacts et l’importance de la double dose de vaccin à valence rougeole, en particulier avant un voyage à l’étranger. L’alerte rouge pour la rougeole est maintenue. – Source : Measles public exposure sites in Victoria | health.vic.gov.au, Measles alert for Sydney and Newcastle, National Notifiable Diseases Surveillance System (NNDSS) fortnightly reports – 16 February to 1 March 2026 | Australian Centre for Disease Control et National Communicable Diseases Surveillance Dashboard, pages consultées le 14 avril 2026. Coqueluche États fédérés de Micronésie : Au cours de la semaine épidémiologique 14 (du 30 mars au 5 avril 2026), aucun nouveau cas de coqueluche n’a été signalé dans l’État de Pohnpei. Le nombre total de cas recensés depuis janvier 2026 reste donc de 38, dont 14 cas confirmés biologiquement et 24 cas suspects. La plupart des malades sont des personnes non vaccinées, des adultes comme des enfants, signe de la faiblesse de la couverture vaccinale. Aucun décès ni aucune hospitalisation n’ont été recensés à ce jour. Les autorités sanitaires poursuivent la surveillance renforcée, les activités de sensibilisation et la promotion de la vaccination (primo-vaccination et rappel). L’alerte pour la coqueluche à Pohnpei passe du rouge au bleu. – Source : Rapport de situation sur la coqueluche no 8, communiqué au point de contact du Groupe de coordination du ROSSP le 26 mars 2026, et Bulletin hebdomadaire sur les maladies transmissibles (semaine épidémiologique 14), communiqué au point de contact du Groupe de coordination du ROSSP le 10 avril 2026. Guam : La coqueluche continue de circuler, le Département de la santé publique et des services sociaux ayant signalé deux nouveaux cas confirmés biologiquement début avril 2026, ce qui porte à neuf le nombre de cas confirmés recensés depuis le début de l’année. Il est apparu grâce aux investigations épidémiologiques qu’un lien pouvait être établi avec une structure de garde d’enfants, confirmant la première épidémie de coqueluche à Guam. Les autorités sanitaires ont mis en place les actions suivantes : investigations épidémiologiques, recherche de contacts, mesures ciblées destinées à enrayer la transmission, messages de promotion de la vaccination axés sur les nourrissons, les femmes enceintes et les contacts étroits, et suivi des tendances en matière de maladies respiratoires. Une alerte rouge pour la coqueluche a été ajoutée. – Source : DPHSS Confirms Pertussis Outbreak in Guam et Epi Reports | Epidemiology and Laboratory Capacity (ELC) Guam – DPHSS, pages consultées le 14 avril 2026. Nouvelle-Zélande : L’épidémie de coqueluche qui sévit dans le pays se poursuit, le nombre de cas recensés chaque semaine restant stable. Au cours de la semaine qui s’est achevée le 3 avril 2026, 22 cas ont été signalés, contre 21 au cours de la semaine qui s’est terminée le 27 mars, ce qui porte à 536 le nombre total de cas en 2026. Même si une décrue s’est récemment amorcée par rapport au début de l’année, la maladie continue de circuler dans le pays. Depuis le début de l’épidémie, le 19 octobre 2024, 4 294 cas de coqueluche confirmés, probables et suspects ont été signalés ; 402 personnes (9,6 %) ont dû être hospitalisées et un décès a été recensé. Les nourrissons de moins d’un an restent les plus touchés ; l’accent reste donc mis sur la vaccination, la surveillance et la protection des groupes à haut risque. L’alerte bleue pour la coqueluche est maintenue. – Source : Pertussis Report 7 March –3 April 2026 et Pertussis dashboard, pages consultées le 14 avril 2026. Vanuatu : La coqueluche continue de circuler, même si, après un pic fin 2025, la transmission ralentit en 2026. Au cours de la semaine épidémiologique 13, deux nouveaux cas ont été signalés, tous deux à Efate, ce qui porte à 813 le nombre total de cas depuis le début de l’épidémie, en août 2025 (782 cas diagnostiqués cliniquement et 31 cas confirmés biologiquement). Le nombre total de décès reste de sept (six à Tanna et un à Shefa). Aucun malade ne se trouve actuellement à l’hôpital. La maladie touche toutes les tranches d’âge, mais plus particulièrement les enfants d’un à neuf ans ainsi que les nourrissons de moins d’un an, qui représentent une part importante des cas. Quarante-sept pour cent des personnes dont le statut vaccinal est connu ne sont pas vaccinées. La transmission reste concentrée à Efate (environ 54 %) et à Tanna (environ 38 %). L’épidémie n’étant pas terminée, la surveillance renforcée se poursuit. L’alerte bleue pour la coqueluche est maintenue. – Source : Rapport de situation no 17 (6 avril 2026) sur la coqueluche à Vanuatu, publié sur PacNet le 10 avril 2026. Autres informations : Dengue Hawaii : Au 9 avril 2026, le Département de la santé avait signalé un nouveau cas de dengue lié à un voyage à Kauaʻi, ce qui porte à cinq le nombre total de cas importés depuis le début de l’année. La personne a été contaminée à l’étranger, dans une zone où la maladie est active ; aucun lien avec les cas précédents n’a été établi. Aucune transmission locale n’a été constatée et le risque global de transmission est considéré comme faible. Toutefois, les fortes précipitations (récentes et attendues) étant susceptibles de favoriser le développement de gîtes larvaires, les autorités incitent la population à supprimer les lieux de ponte des moustiques. Des équipes spécialisées ont réalisé des inspections, mis en place des mesures de lutte antivectorielle et mené des activités de sensibilisation des communautés. – Source : DOH REPORTS ANOTHER TRAVEL-RELATED DENGUE VIRUS CASE ON KAUAʻI | News Releases from Department of Health, page consultée le 14 avril 2026. Nouvelle-Zélande : Plusieurs cas importés de dengue ont été recensés au cours des semaines épidémiologiques 13 et 14 (du 28 mars au 10 avril 2026). Au cours de la semaine 13, 16 cas ont été notifiés (14 cas confirmés, un cas probable, un cas faisant l’objet d’une enquête). Les cas confirmés concernaient pour l’essentiel des personnes ayant voyagé récemment : 46 % aux Îles Cook, 38 % au Samoa, 8 % aux Tonga et 8 % à Kiribati. Au cours de la semaine 14, 12 cas confirmés ont été signalés ; 50 % des malades s’étaient rendus récemment au Samoa, 33 % aux Tonga et 17 % aux Îles Cook. Comme lors des semaines précédentes, les contaminations étaient liées à des voyages à l’étranger et aucune transmission locale n’a été constatée. Compte tenu de la réactivité sérologique croisée qui existe entre la dengue et les autres flavivirus, il est possible qu’une partie des cas notifiés comme des cas de dengue soient finalement reclassés comme des infections par d’autres flavivirus au fur et à mesure des investigations épidémiologiques et biologiques. – Source : Rapport NZ Arbovirus Notifications by Country (13: 28/03/2026–03/04/2026), communiqué au point de contact du Groupe de coordination du ROSSP le 8 avril 2026 et Rapport NZ Arbovirus Notifications by Country (14: 04/04/2026–10/04/2026), communiqué au point de contact du Groupe de coordination du ROSSP le 13 avril 2026. Tonga : Au 8 avril 2026, trois cas confirmés de dengue avaient été confirmés à Tongatapu par le ministère de la Santé. Il s’agit de cas autochtones, sans lien épidémiologique entre eux. Les malades se trouvent dans un état stable ; l’un d’eux a quitté l’hôpital, les deux autres bénéficient de soins à domicile. Le risque de poursuite de la transmission de la maladie reste élevé, la saison humide étant propice à la prolifération des gîtes larvaires. Les autorités sanitaires ont renforcé les investigations épidémiologiques, la lutte antivectorielle, la surveillance active et la mobilisation communautaire. La population est appelée à éliminer les eaux stagnantes et à consulter sans tarder en cas de symptômes. – Source : ministère de la Santé des Tonga – page Facebook officielle, consultée le 14 avril 2026. Leptospirose Polynésie française : La circulation de la maladie reste importante en raison de la saison des pluies. Les données de surveillance font état d’une augmentation du nombre de cas, un schéma couramment observé lors des périodes de fortes précipitations et d’inondations. La transmission se poursuit sur plusieurs archipels, les cas étant recensés pour l’essentiel dans les îles du Vent et les îles Sous-le-Vent. Les personnes touchées sont majoritairement des hommes adultes, dont la contamination est très souvent liée à une exposition à des environnements humides et à des lésions cutanées. Les autorités sanitaires poursuivent leur vigilance renforcée et soulignent la nécessité d’un diagnostic précoce et d’un traitement antibiotique rapide pour éviter des conséquences graves. – Source : Bulletin de surveillance sanitaire de Polynésie française no13/2026, page consultée le 14 avril 2026. Nouvelle-Calédonie : Entre le 1er janvier et le 9 avril 2026, 83 cas de leptospirose ont été signalés. Cela correspond à une moyenne de six cas par semaine, un chiffre plus élevé que celui qui avait été observé au cours de la même période en 2025 et qui coïncide avec les fortes précipitations de février. Soixante-neuf personnes (83 %) ont dû être hospitalisées, dont 46 (67 %) en soins intensifs. Deux décès ont été recensés (des adultes âgés de 30 et 44 ans). Les hommes sont les plus touchés (ratio H/F : 2,9) et l’âge médian est de 33 ans. Sur le plan géographique, la transmission se concentre en Province Nord (69 % des cas), où le taux d’incidence est le plus élevé. – Source : Alerte DASS Leptospirose (09/04/2026), communiquée au point de contact du Groupe de coordination du ROSSP le 13 avril 2026. Tuberculose Palau : La circulation de la tuberculose s’est intensifiée début 2026, les autorités sanitaires recensant un nombre de cas supérieur aux prévisions au sein de la population. En mars 2026, sept cas ont été notifiés, dont deux foyers ayant un lien épidémiologique, contre 13 cas sur l’ensemble de l’année 2025. La concentration des cas sur une période aussi brève a poussé l’équipe EpiNet de Palau à organiser et renforcer l’action de santé publique, même si l’augmentation du nombre de cas n’est pas attribuable à une intensification du dépistage ni à d’autres facteurs connus. Parmi les mesures adoptées figurent l’intensification du dépistage et le renforcement de la lutte anti-infectieuse dans les établissements de santé, l’objectif étant de disposer des capacités de laboratoire adéquates, d’améliorer la gestion des données et de renforcer la communication sur les risques. Les autorités sanitaires continuent de mettre l’accent sur le dépistage précoce et les soins, la tuberculose pouvant être traitée et guérie si elle est diagnostiquée rapidement. – Source : échange avec le point de contact sur place le 14 avril 2026 et Increase in Tuberculosis (TB) Cases –Ministry of Health & Human Services - Republic of Palau - Official Facebook page, page consultée le 14 avril 2026. Nous vous remercions chaleureusement de vos nombreuses contributions. Veuillez noter que les alertes figurant sur la carte ont été établies à partir des informations dont nous avions connaissance à la date de rédaction du présent rapport. |