Country: Haiti Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs Please refer to the attached file. FAITS SAILLANTS Au 17 Avril 2026, près de 13 573 personnes ont été déplacées dans le département de l’Artibonite, selon l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Environ 1 739 ménages ont reçu une assistance en biens non alimentaires, mise en oeuvre par l’Organisation de personnes handicapées (OPH) avec l’appui de la Common Pipeline de l’OIM. 9 029 kg de matériels ont été acheminés par le Service aérien humanitaire des Nations Unies (UNHAS). APERÇU DE LA SITUATION Entre le 25 et le 31 mars, des groupes armés ont attaqué plusieurs localités du département de l’Artibonite notamment Jean Denis et Pont Benoît (commune de Petite-Rivière), avant de s’étendre à d’autres zones de la commune de Dessalines. À la date du 17 avril, le dernier chiffre disponible fait état de 13 573 personnes soit 3 342 ménages qui se sont déplacées à la suite des violences selon la Matrice de Suivi des Déplacements (DTM) de l’OIM. La majorité des personnes déplacées (environ 82 pour cent) est hébergée par des familles d’accueil, tandis que 18 pour cent résident dans 16 sites de déplacement, dont 11 sites nouvellement créés. L’afflux de populations exerce une pression accrue sur les services de santé, l’accès à l’eau potable, l’assistance alimentaire et les capacités d’hébergement, tout en exposant davantage les personnes en situation de vulnérabilité à des risques accrus de protection, y compris les violences basées sur le genre (VBG). L’insécurité persistante continue de restreindre l’accès humanitaire dans plusieurs zones, notamment dans certaines parties de la commune de Dessalines, en particulier la section d’Ogé. Dans ce contexte, le Programme alimentaire mondial (PAM) a été contraint de suspendre des distributions prévues pour environ 60 000 bénéficiaires dans quatre communes de l’Artibonite, affectant la continuité de l’assistance alimentaire. Malgré ces contraintes, les acteurs humanitaires, sous la coordination d’OCHA, maintiennent une réponse multisectorielle ciblée et progressive, adaptée aux conditions d’accès et de sécurité, afin de couvrir les besoins vitaux les plus urgents là où cela demeure possible. La poursuite et l’extension de cette réponse restent toutefois conditionnées à l’évolution de la situation sécuritaire et de l’accès humanitaire.