Country: Central African Republic Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs Please refer to the attached file. FAITS SAILLANTS Les acteurs humanitaires évaluent la situation humanitaire dans la Lim-Péndé et l’Ouham-Péndé 200 ménages reçoivent des abris d’urgence et biens non alimentaires après une tempête à Bouca et Ourongou Un nouveau projet de réponse d’urgence intégrée en faveur de plus de 52 280 personnes à Birao CONTEXTE GENERAL Préfecture de l’Ouham – Nord-Ouest Le 21 avril, des familles ayant commencé à regagner progressivement le village de Bowaye suite à l’insécurité ont été à nouveau contraintes de se déplacer vers la brousse et des localités environnantes, par crainte pour leur sécurité, suite à une incursion d’éléments armés dans une zone située à la périphérie de Bowaye. En mars, plus de 6 000 personnes s’étaient réfugiées dans la brousse en raison de la présence persistante d’hommes armés dans la zone. Depuis lors, certains ménages effectuent des mouvements pendulaires quotidiens afin d’accéder à leurs moyens de subsistance, tout en passant la nuit dans la brousse. Par ailleurs, plus de 1 200 ménages ont fui Bowaye vers des localités voisines, notamment Kaboro, Kariwiri et Hussem. BESOINS ET REPONSE HUMANITAIRE Multisectoriel Préfecture de la Lim-Péndé et l’Ouham-Péndé – Ouest Une mission conjointe d’évaluation des besoins humanitaires et de l’accès s’est rendue du 15 au 19 avril sur les axes Bocaranga–Mann–Ngaoundaye–Ndim, couvrant 13 localités des préfectures de la Lim-Pendé et de l’Ouham-Pendé. La mission a réuni 19 participants issus de 14 organisations humanitaires, à savoir DCA, FVJD, CRHAM, AHP, GADY, OFAHRD, AVN, ACF, AFPE, RIHBES, ARND, IEDA – RELIEF, CUAMM et OCHA. Les communautés rencontrées font face à un risque élevé d’insécurité alimentaire, principalement lié à la destruction des cultures par le bétail, aux retards du calendrier agricole en raison de la transhumance prévue en juin, ainsi qu’aux difficultés d’accès aux marchés dues à la dégradation des infrastructures routières. Les risques de protection demeurent préoccupants, les femmes étant particulièrement exposées aux violences basées sur le genre, notamment les mariages précoces et forcés, limitant leur accès aux zones de culture. Toutefois, les conflits liés à la transhumance constituent le principal risque de protection ayant causé notamment une dizaine de morts en novembre 2025 et avril 2026. L’accès à l’eau potable demeure très limité, avec environ 80% de forages hors service et une couverture insuffisante en latrines, exposant les populations à des risques sanitaires élevés. Enfin, l’accès aux soins de santé est fortement restreint, en particulier à Bezéré, Ndim et Ngaoundaye, entraînant des cas de mortalité maternelle et un risque accru de flambées épidémiques, notamment de méningite et de rougeole. Préfecture de la Basse-Kotto – Sud-Est L’ONG Programme national de relèvement des moyens de subsistance (PNRM), avec le soutien du Fonds humanitaire, met en œuvre du 1er au 27 avril des activités de travail contre rémunération au profit de 150 jeunes, dont 75 femmes et filles, à Zangba. Les participants sont engagés dans la réhabilitation des pistes rurales ainsi que dans la construction de deux hangars scolaires en matériaux locaux, afin de favoriser la réintégration socioéconomique et l’autonomisation des jeunes retournés. Ces derniers font partie des populations les plus vulnérables et sont des retournés des villes environnantes où ils s’étaient réfugiés en 2024 suite aux conflits armés et reviennent dans leurs lieux d’origine suite à l’accalmie. Les transferts monétaires permettent aux ménages bénéficiaires de couvrir leurs besoins essentiels immédiats, tandis qu’une partie des revenus est épargnée en vue du démarrage d’activités génératrices de revenus.

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