Country: World Source: International Organization for Migration Des experts du climat et des partenaires régionaux se réunissent à Lagos, au Nigéria, pour débattre de la mobilité climatique, de la résilience et des solutions de financement pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Photo : OIM Lagos/Dakar, 15 mai 2026 – Les dirigeants d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale appellent à un renforcement des financements pour aider les communautés à faire face au changement climatique, alors que les inondations, les sécheresses et la dégradation de l’environnement contraignent un nombre croissant de personnes à quitter leur foyer, remodelant les dynamiques migratoires et les déplacements dans l’ensemble de la région. « Le changement climatique a déjà un impact sur le lieux et le mode de vie des populations. Le défi consiste désormais à agir suffisamment vite pour apporter des solutions concrètes et des financements aux communautés vulnérables », a déclaré Sylvia Ekra, Directrice régionale de l’OIM pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. « Notre région a fait preuve de leadership en intégrant la migration dans les politiques climatiques. Il faut désormais veiller à ce que les financements climatiques parviennent aux communautés les plus touchées, afin que la migration soit un choix sûr et éclairé – et non un dernier recours. » Lors d’une conférence régionale qui s’est tenue à Lagos (Nigéria) les 12 et 13 mai, les gouvernements et leurs partenaires ont élaboré une feuille de route présentant des moyens concrets de protéger les moyens de subsistance et d’aider les communautés à s’adapter aux impacts climatiques. Les chocs climatiques modifient déjà les lieux et les conditions de vie des populations en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Les inondations, les sécheresses et les tempêtes endommagent les habitations, les routes et les services essentiels dans toute la région. À la fin de l’année 2024, environ 2 millions de personnes avaient été déplacées par des catastrophes dans la région, soit près d’un cinquième du total mondial. La dégradation de l’environnement, la désertification et l’élévation du niveau de la mer accentuent également la pression sur les communautés et les villes. La Banque mondiale estime que d’ici à 2050, jusqu’à 32 millions de personnes pourraient être contraintes de se déplacer à l’intérieur de leur propre pays en raison des changements climatiques. La conférence a également mis en évidence l’intensification des actions menées dans la région. La plupart des pays ayant récemment actualisé leurs plans climatiques nationaux y intègrent désormais les questions de migration et de déplacement. La Côte d’Ivoire et la Mauritanie ont également adhéré à la Déclaration ministérielle de Kampala sur la migration, l’environnement et le changement climatique, portant à 33 le nombre de pays africains signataires. « La mobilité humaine liée au climat n’est plus une question périphérique ; c’est une priorité en matière d’adaptation et de résilience qui doit être négociée, planifiée et financée en conséquence », a déclaré Nana Dr. Antwi‑Boasiako Amoah, Président du Groupe africain des négociateurs. « La prochaine étape consiste à faire correspondre ces avancées politiques à des données crédibles et à des financements accessibles, afin que les gouvernements et leurs partenaires puissent investir dans des solutions qui réduisent les risques, protègent les moyens de subsistance et élargissent les options sûres pour les populations en première ligne. » Les participants ont appelé à renforcer les systèmes d’alerte précoce, à accroître le soutien aux efforts locaux d’adaptation et à améliorer l’accès des communautés touchées aux financements climatiques, dans le cadre d’une série de recommandations formulées en amont de grandes négociations mondiales sur le climat, notamment la Convention‑cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et la COP31, qui se tiendra en Türkiye plus tard cette année. La Conférence de Lagos a été coorganisée par le Gouvernement du Nigéria avec le soutien du Ministère des affaires étrangères du Danemark, dans le cadre du Programme sur les données relatives aux changements climatiques et à la migration (CCMD). Pour plus d’informations, veuillez consulter le Centre médias de l’OIM.