Country: Democratic Republic of the Congo Source: Gender in Emergencies Group Please refer to the attached file. Le 15 mai 2026, le ministère de la Santé de la RDC a confirmé une épidémie d’Ebola dans la province d’Ituri, au nord-est du pays, causée par le virus Ebola Bundibugyo [1]. Dans une région affectée par l’insécurité permanente et les mouvements de population, les cas se sont rapidement propagés aux provinces du Nord- et Sud-Kivu, puis ont franchi la frontière vers l’Ouganda. L’OMS a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale le 17 mai [2]. En date du 29 mai, 906 cas suspects et 223 décès font l’objet d’une enquête [3] L’épidémie actuelle montre une légère tendance à une prévalence des cas confirmés chez les hommes. Un quart des cas concernent des enfants, en particulier de moins de cinq ans [4]. Lors des épidémies précédentes, les femmes représentaient jusqu’à deux tiers des cas [5]. Il est essentiel d’anticiper cette évolution. RÉSULTATS CLÉS La transmission est influencée par les rôles de genre. Il est important que les professionnel.le.s de santé sachent que les femmes sont plus susceptibles : d’assumer des responsabilités de soins des malades et être des agentes de santé de première ligne, tels que des agentes de santé communautaires, sages-femmes, agentes d’entretien et infirmières ; d’être chargées d’aller chercher de l’eau et du bois de chauffage ou de traverser les frontières pour acheter des produits de première nécessité [7] ; de gérer l’accès à l’hygiène, les lessives et l’utilisation des sanitaires des ménages dans les zones rurales et périurbaines de la RDC [8]. Les rôles de genre dans les rites funéraires sont nuancés et varient d’un endroit à l’autre. Selon les communautés, les hommes ou les femmes peuvent participer aux rites funéraires traditionnels qui impliquent d’habiller et toucher les corps des défunts.

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