Country: Burkina Faso Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs Please refer to the attached file. Résumé exécutif Le Burkina Faso est exposé aux risques climatiques extrêmes, telles que la sécheresse, les inondations, les vents violents et les vagues de chaleurs, auxquels s’ajoutent l’insécurité et une crise alimentaire et nutritionnelle persistante notamment dans les zones à fort défis sécuritaires. Ces chocs entraînent non seulement des pertes en vies humaines, mais provoquent aussi des dommages considérables dans des secteurs essentiels tels que la santé, l’éducation, le logement, les moyens de subsistance, l’accès à l’eau potable et les infrastructures. C’est dans ce contexte, qu’une équipe composée des agences des Nations Unies, en collaboration avec le Groupe Technique de Travail sur l’Action Anticipatoire (GTTAA), comprenant les services techniques de l’Etat et les partenaires humanitaires, a élaboré un cadre visant à réduire l’impact de la sécheresse sur les populations vulnérables au Burkina Faso à travers une approche collective et multisectorielle reposant sur trois piliers : un déclencheur de prévision (le modèle) des plans d’action préétablis (la livraison) ; un financement pré-arrangé (le financement). Deux régions sont particulièrement ciblées à savoir le Liptako et le Yaadga (la « zone d’intérêt ») qui sont fortement exposées à la sécheresse. En cas d’activation, le présent cadre d’action anticipatoire prévoit d’atteindre plus de 120 000 personnes avec un ensemble d’activités intégrées avant le début de la sécheresse. Le mécanisme de déclenchement comprend un déclencheur basé sur les prévisions des précipitations, et un déclencheur basé sur les données observationnelles de biomasse. Les prévisions utilisées sont générées par le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (connu par son acronyme anglais ECMWF), et les données observationnelles sont émises par la plateforme ASAP (en anglais, Anomaly Hotspots of Agricultural Production) du Centre commun de recherche (connu par son acronyme anglais JRC). Les déclencheurs fonctionnent comme suit : Déclencheur 1 (avril) : activé si les prévisions de SEAS5 de ECMWF émises en avril indiquent que au moins la moitié de la zone d’intérêt aura des précipitations totales sur les mois de juin, juillet, août, septembre et octobre dans le tercile le plus bas historiquement. Si le déclencheur est activé, des fonds seront débloqués pour le démarrage des activités dans les secteurs priorisés que sont la sécurité alimentaire (aide alimentaire et protection des moyens d’existence), la protection, la nutrition ainsi que l’eau, hygiène et assainissement. Déclencheur 2 (août ou septembre) : activé si la plateforme ASAP émet une alerte de niveau 3 (bilan hydrique + biomasse) pour les zones agricoles ou de pâturage dans au moins deux provinces de la zone d’intérêt entre la 3ième décade de juillet et la 2ième décade de septembre, inclus. Si le déclencher est activé, des fonds seront débloqués pour la mise en oeuvre d’activités dans les secteurs priorisés à savoir la sécurité alimentaire (aide alimentaire et protection des moyens d’existence), la protection, la nutrition ainsi que l’eau, hygiène et assainissement. Bien qu’étroitement liés, les déclencheurs (1 et 2) sont indépendants et non-cumulatifs – c’est-à -dire, le décaissement des fonds se fera en une seule fois, selon le seuil qui sera atteint. S’il n’y a pas de déclenchement, les fonds restent pré-arrangés pendant toute la durée de validité du cadre.