Country: Mauritania Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs Please refer to the attached file. Résumé exécutif La Mauritanie fait face à une vulnérabilité climatique structurelle, marquée par une exposition élevée et récurrente aux sécheresses, une variabilité pluviométrique accentuée, une dégradation des pâturages et une pression croissante sur des ressources hydriques déjà limitées. Dans un contexte où plus de 75 % du territoire est désertique et où les moyens de subsistance reposent largement sur l’agriculture pluviale et le pastoralisme, les déficits pluviométriques entraînent des effets rapides et profonds sur la sécurité alimentaire, la nutrition, l’accès à l’eau, les dynamiques de transhumance et la stabilité communautaire. Les analyses les plus récentes indiquent une aggravation des tendances, avec une hausse attendue de la fréquence et de l’intensité des sécheresses, tandis que 30 % de la population demeure en situation de vulnérabilité climatique extrême. Face à ce risque croissant, un Groupe de Travail Spécialisé en charge de l’Action Anticipatoire (GTSAA) – regroupant les agences des Nations Unies, les services techniques nationaux et le Croissant-Rouge Mauritanien, sous la facilitation du DCAN et du BCR, avec l’appui technique de OCHA – a élaboré un cadre d’action anticipatoire pour mitiger l’impact humanitaire des sécheresses sur les populations les plus à risque dans la région du Guidimakha, en particulier dans les moughataas de Wompou, Selibaby et Ould Yengé, ayant le potentiel d’atteindre plus de 100 000 personnes avec un ensemble d’activités intégrées avant le début de la sécheresse. Ce cadre s’inscrit dans une dynamique nationale d’institutionnaliser l’action anticipatoire sous le leadership du DCAN, soutenue par les capacités renforcées de l’Office National de la Météorologie et par les initiatives existantes du PAM et du CRM. Ce cadre repose sur les quatre piliers fondamentaux de l’action anticipatoire : Un mécanisme de déclenchement fondé sur des données prévisionnelles et observationnelles, développé conjointement par l’ONM, l’Université de Columbia, OCHA/CDH et le GTSAA, afin de capter les événements de sécheresse sévère selon des seuils convenus à l’avance. Des activités anticipatoires pré-arrangées, multisectorielles, conçues pour être mises en oeuvre dans les fenêtres temporelles où elles maximisent leur impact. Un financement pré-arrangé, comprenant un engagement de 2,5 millions USD du CERF, déboursé immédiatement dès l’activation d’un des deux déclencheurs non-cumulatifs. Un dispositif d’apprentissage, comprenant suivi, évaluation, documentation inter-agences et revue après action (AAR), visant à améliorer la qualité, la rapidité, l’efficience et la dignité de la l’action anticipatoire.

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