Country: Madagascar Sources: Government of Madagascar, Health Cluster, World Health Organization Please refer to the attached file. CONTEXTE Depuis décembre 2025, Madagascar fait face à une épidémie de mpox évoluant dans un contexte de crises multiples. Les premiers cas suspects ont été détectés le 24 décembre 2025 à Mahajanga I (région Boeny) et confirmés le 30 décembre. Les analyses virologiques ont identifié un virus du clade Ib, génétiquement proche des souches africaines. Au 31 mars 2026, 1 574 cas ont été notifiés, dont 749 confirmés, 224 suspects et 16 probables. Deux décès ont été rapportés et 633 patients sont déclarés guéris. La transmission reste active, avec une forte concentration des cas dans la région de Boeny (328 cas confirmés, taux d’attaque de 27,4/100 000 habitants), suivie d’Analamanga, Atsimo Andrefana, Sofia et DIANA. Les cas concernent majoritairement de jeunes adultes (âge médian, 25 ans) avec une prédominance masculine (sex‑ratio: 1,30). Cette situation sanitaire s’est aggravée à la suite de deux cyclones successifs, Fytia et Gezani, survenus entre janvier et février 2026. Le cyclone tropical intense Gezani, qui a frappé la région Atsinanana, le 11 février 2026, a causé des destructions majeures. Le bilan faisait état de 62 décès, 13 disparus, 804 blessés et environ 430 000 sinistrés. Les dégâts matériels incluent plus de 49 000 habitations endommagées et 25 000 détruites, ainsi que de lourdes pertes dans les secteurs sociaux. Le système de santé a été sévèrement affecté avec 34 CSB détruits, plusieurs hôpitaux (2 CHU) et bureaux sanitaires endommagés, et des interruptions prolongées d’électricité compromettant la continuité des soins vitaux. Ces impacts s’ajoutent à ceux du cyclone Fytia, qui avait déjà touché 38 districts dans 9 régions, causant 14 décès et plus de 85 000 sinistrés. La conjonction de l’épidémie de mpox et des chocs climatiques accroît considérablement le risque de flambées de maladies climato-sensibles et exerce une pression accrue sur un système de santé fragilisé. Dans ce contexte, une coordination renforcée du secteur Santé, sous le leadership du gouvernement et avec l’appui du cluster Santé et de ses partenaires, a été mise en place afin d’assurer la continuité des services essentiels, renforcer la surveillance et prévenir une détérioration supplémentaire de la situation sanitaire.